
Voilà, je me lance. J’aurais dû le faire avant, sûrement, mais je suis comme ça, j’attends que ça soit le bon moment et après je me dis que le bon moment c’était il y a six mois. Bref.
J’ouvre ce blog parce que j’avais envie d’un endroit à moi. Pas juste les réseaux avec leurs petits formats, leurs algorithmes, leurs trucs qui disparaissent en vingt-quatre heures. Un vrai endroit. Pour écrire, pour partager, pour être là autrement.
Une amie à moi tient un blog depuis un moment. Je la lisais et je me disais que c’était beau, ce qu’elle faisait. Cette façon d’avoir un espace rien qu’à soi. Et un jour j’ai arrêté de me dire « et moi pourquoi pas » pour le faire vraiment.
Donc voilà. Moi c’est Léa.
Je travaille dans un haras. C’est ma vie depuis toujours, ou presque. Les chevaux, les matins qui sentent le foin et la terre mouillée, les journées longues, les bêtes qui ont leur caractère et qui vous apprennent à avoir le vôtre. Je ne sais pas comment expliquer ce que c’est de travailler avec des chevaux à quelqu’un qui n’a jamais mis les pieds dans une écurie. C’est physique, c’est exigeant, c’est souvent crevant. Et c’est exactement là que je veux être.
Il y a une chose que les chevaux m’ont apprise, c’est qu’on ne triche pas. Ils le sentent tout de suite si tu mens, si tu as peur, si tu fais semblant. Mais ils t’apprennent aussi autre chose, et c’est peut-être encore plus important : il faut savoir ce que tu veux. Pas à peu près. Vraiment. Parce qu’une bête de cinq cents kilos, elle a besoin de sentir que tu sais où tu vas. Si tu hésites, elle hésite. Si tu doutes, elle prend les commandes. Alors tu apprends à être claire, à tenir ta place, à ne pas te laisser déborder. Pas en forçant, pas en criant. Juste en étant là, entière, dans ce que tu fais.
J’ai appliqué ça à ma vie en dehors du haras aussi. Je sais ce que je veux, je sais ce que je ne veux pas, et je le dis. Ça ne plaît pas à tout le monde et c’est très bien comme ça. Le respect ça marche dans les deux sens, toujours. Mais ça commence par se respecter soi-même.
Ici je vais parler de mon travail, de ce qui m’énerve, de ce qui me plaît, des petites choses et des grandes. Un peu de ma vie, sans tout donner. Il y a des choses qui restent pour moi et c’est très bien comme ça aussi.
Je ne sais pas encore exactement quelle forme ça va prendre. Je crois que c’est très bien comme ça.
Si tu es là, c’est que quelque chose t’a attirée ici. Reste, si tu veux. Je serai contente de t’avoir.
À bientôt.
Léa


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